Caractérisation des systèmes agroforestiers pratiqués dans la zone de Ravines Desroches, 1ere section communale, commune de Limbe au cours de 2017- 2018

  Caractérisation des systèmes agroforestiers pratiqués dans la zone de Ravines Desroches, 1 ere section communale, commune de Limbe au cours de 2017- 2018» publier Par Frandy Brenord, Ingénieur  Agronome (509) 32197649 frandybrenord@gmail.com Origine et historicité Le mot dérive d’un néologiste anglophone « Agroforestery » apparu dans les années 1970. Il s’agit d’un terme moderne ayant un usage de la complantassions, technique culturale traditionnelle. Toutes les terres agricoles ou presque (Lemieux, 1993) sont d’origine agro forestières et cela s’applique totalement à la région : des cultures itinérantes pratiquées par des communautés « perdues » dans la forêt, jusqu’aux essaies actuels de réintroduction de l’arbre dans l’espèce agricole, l’homme n’a fait que pratiquer l’agroforesterie, avec une présence variable de l’élément végétal ligneux et haut et de l’animal. L’agroforesterie ou l’agriculture   multi-étagée est sans nul doute u...

Elevage des ovins

 

 

Auteur: Ing. Agr. BRENORD Frandy

    Date publication : 18 Novembre 2020

Elevage des ovins

Description corporelles du mouton

La structure corporelle des ovins comprend trois(3) parties : La tête, le tronc et les membres.

La tête

La tête est généralement plus massive chez le mal que chez la femelle ou le castré. Elle comprend : la bouche, les naseaux, Le chanfrein, les yeux, Le front, les oreilles, et l’auge (Castonguay, 2018).

Le tronc

Il se subdivise en plusieurs régions : Région de l’avant dans lequel on trouve le cou et le poitrail ;  région du dessus dans laquelle se situe le garrot, le dos et les reins ; région latérale dans cette zone on retrouve la poitrine et les flancs ; région de l’arrière comprend la croupe et La queue, région du dessous on rencontre, cuisse, mamelle, ventre, bourses, le fourreau, le poitrail (Castonguay, 2018).

Les membres

Les membres sont les organes aux moutons de se déplacer ; leur intégrité est donc primordial pour des animaux qui doivent aller à la recherche de la nourriture. Les différentes parties du membre antérieur sont l’épaule, le bras, l’avant-bras, les genoux, le canon, le boulet, la couronne et le pied. Celle du membre postérieur est la cuisse, la jambe, le canon, le boulet, la couronne et le pied (Castonguay, 2018).

 Les différentes races ovines

Plus de 200 races de moutons d'élevage ont été sélectionnées pour différentes productions. Certains auteurs donnent un nombre d'un ou même de plusieurs milliers de races, mais ces nombres ne peuvent pas être vérifiés. Presque tous les moutons sont classés selon la production pour laquelle ils sont le mieux adaptés : laine, viande, lait, peau, ou une combinaison pour les races mixtes. D'autres caractéristiques sont utilisées pour classer les moutons : couleur de la face (généralement blanche ou noire), longueur de la queue, présence ou absence de cornes, topographie de la région où la race a été développée. Les races sont également classées en fonction de la façon dont elles sont aptes à produire un certain type de cheptel reproducteur. En règle générale, les moutons sont classés en « race brebis » ou « race bélier ». Les races brebis sont celles qui sont robustes et ont de bonnes capacités de reproduction et de maternité. Les races béliers sont sélectionnées pour une croissance rapide et la qualité de leur carcasse et les mâles sont accouplés avec des brebis des races élevées pour produire des agneaux de boucherie (Djalal, 2011 ; Zouyed, 2005, M. Soltani, 2011).

 Les différents systèmes d’élevage ovin

Systèmes extensifs

Les systèmes d'élevage ovin extensifs ou traditionnels utilisent des vastes parcours à végétation naturelle ou semi cultivée sans relation marquée avec l’exploitation agricole. Le caractère extensif de l'élevage leur confère des coûts de production réduits. C’est un système de production basé sur le troupeau, qui est considéré à la fois comme un capital facilement mobilisable, un élément de la richesse, et un facteur de production susceptible de produire des revenus au même titre que la terre. Il fait très peu recours à l’utilisation d’intrants. Les saisons modifient constamment la vie des hommes et des animaux dans ce système. La raréfaction progressive des ressources alimentaires oblige les pasteurs à effectuer des déplacements. Cette mobilité permet de tirer le meilleur profit des conditions climatiques, de pâtures et de disponibilités en eau, variables selon la région et la saison. La mobilité est la principale caractéristique de ce système en zone sahélienne (Djalal, 2011).

Le comportement de l’éleveur influence fortement la productivité et la rentabilité du troupeau. Car l’éleveur s'appuie sur des ressources alimentaires spontanées aléatoires en quantité et en qualité. C’est la principale contrainte s’exerçant sur ce système. De plus La productivité des ovins est très faible due à une mauvaise conduite des animaux, une dispersion rapide des maladies et une lutte non contrôlée (Tezenas Du Montcel, 1994).

Système semi intensif : en enclos

Dans ce système, l’élevage est associé à l’agriculture et fournit du fumier, de la traction animale, ainsi qu’une réserve de capital. La dynamique d’intégration de l’agriculture et de l’élevage est très variable d’une région à une autre. Ce système valorise les résidus des récoltes et les sous-produits agro-industriels. La diversité des espèces animales (volailles, ovins, caprins, bovins) confère une réelle souplesse à ces systèmes. La conduite des moutons se modernise et prend un essor particulier avec des gros investissements dans l’aménagement des installations, l’achat des aliments de qualité. Le coût de production est très élevé à cause de l’alimentation et décourage parfois les producteurs. Le troupeau divague le jour et est attaché ou enfermé le soir dans des enclos traditionnels ou abris de fortunes, sans tenir compte ni du sexe, ni du groupe d’âge (Djalal, 2011).

 Système de production des ovins

La reproduction des ovins

Les brebis atteignent généralement leur maturité sexuelle entre six et huit mois, le bélier généralement entre quatre et six mois. Le cycle sexuel, qui est l’intervalle entre deux chaleurs consécutives, est en moyenne de 17 jours chez la brebis, et peut varier entre 14 et 19 jours selon les races, l’âge, les individus et la période de l’année. Le cycle est divisé en deux  phases : folliculaire et lutéale. Par convention, le Jour zéro (0) du cycle correspond arbitrairement au jour du début des chaleurs. La phase folliculaire, d’une durée de 3 à 4 jours, correspond à la période du cycle durant laquelle la croissance des follicules est maximale. Pendant cette période, des follicules de différentes tailles amorcent une croissance accélérée sous l’effet de différentes hormones provenant de l’hypophyse. L’augmentation de la sécrétion d’une hormone par les follicules, l’œstradiol, va entraîner l’apparition du comportement œstral (œstrus ou chaleur). Les chaleurs durent de 24 à 72 heures, pour une moyenne de 36 heures mais cette durée varie selon l’âge et la race de l’animal. La phase lutéale est la période au cours de laquelle elles dégagent une odeur qui indique aux béliers qu'elles sont prêtes à s'accoupler (Castonguay, 2018; Baudet, 2017).

 La gestation

La gestation est correspond à la fécondation de l’ovule, à son implantions dans l’utérus ou nidation, et son développement, en d’autre termes, La gestation est la période de la vie de la femelle comprise entre la fécondation et la mise-bas du produit de la conception (GRET/FAMV, 1990). Dans le cas des ovins, lorsque la brebis devient gestante, le corps jaune persiste et secrète la progestérone qui assure le développement embryonnaire par un effet feedback négatif, inhibant la reprise d’un nouveau cycle œstral. Le placenta prend ensuite le relai de sécrétion de la progestérone (Baudet, 2017). Après l'accouplement, les brebis ont une période de gestation d'environ cinq mois (150 jours) et la mise-bas dure normalement de une à trois heures. Il noter que la durée de la gestation est variable selon la race, l’individu, la taille de la portée et l’âge de la mère. Chez la brebis, la durée de gestation est plus courte en cas de gémellité et chez les primipares (Castonguay, 2012).

 Mise-bas

La mise-bas, ou parturition, marque la fin de la gestation et correspond à l’ensemble des phénomènes aboutissant à l’expulsion du ou des fœtus et de leurs annexes. Elle comporte trois phases. Tout d’abord, on observe une phase préparatoire pendant laquelle la brebis manifeste des prodromes tels que de l’agitation, un isolement, un gonflement de la vulve, etc. Puis a lieu une phase de dilatation du col de l’utérus associée à l’avancée des poches des eaux qui finissent par se rompre. Enfin, une phase d’expulsion du ou des fœtus se déroule sous l’effet des contractions utérines et abdominales facilitée par le pouvoir lubrifiant du liquide amniotique. Le cordon ombilical se rompt lors de l’expulsion de l’agneau. Chez la brebis, lors de la majorité des mises-bas normales, le fœtus est en présentation antérieure et en position dorso-sacrée. Son expulsion dure en moyenne entre 10 et 20 minutes. L’expulsion des annexes fœtales, aussi appelée délivrance, a lieu en moyenne une à trois heures après la naissance du dernier agneau (Montmeas et al., 2013 ; Tabouche,  1985). La taille de la portée varie largement entre 1 et 2,5 agneaux par mise bas. Elle dépend de facteurs génétiques, de l’alimentation et de l’effet mâle. De plus l’agnelage doit être surveillé car c’est une période critique pour la mère et pour l’agneau. Si l’agneau n’a pas tété dans les 20 minutes qui suivent la naissance, il faut l’aider à le faire (Meyer et al., 2004)

Références

CASTONGUAY Francois, 2012.

 

La reproduction chez les ovins [en ligne]. [Consulté le 20 aout 2019]. Disponible à l’adresse : http://www.cepoq.com/admin/useruploads/files/la_reproduction_chez_les_ovins_2012.pdf, consulté 10 octobre 2019

 

CASTONGUAY Francois, 2018,

 

La reproduction chez les ovins, ed. Mars 2018, Canada, 145p.

 

ZOUYED Ilhem, 2005,

 

Engraissement des ovins Caractéristiques des carcasses et modèle de classification, mémoire de sortie, Université Mentouri de Constantine, 102 p.

DJALAL Ardjoun Khalil, 2011,

 

Elevage ovin périurbain au Tchad : Effet de l’alimentation sur les performances de reproduction et de croissance, thèse de sortie, Université polytechnique de bobodioulasso, 141 p.

M. SOLTANI Nedjmeddine, 2011

 

Etude des caractéristiques morphologiques de la race ovine dans la région de Tébessa, mémoire sortie, Université Ferhat Abbas – Setif, 127 p.

 

MEYER Christian, FAYE Bernard,  KAREMBE Hamadi, 2004, 

 

Guide de l’élevage du mouton méditerranéen et tropical, Afrique, 154 p

TABOUCHE, L. 1985.

 

Situation actuelle et méthodes d’intensification de l’élevage ovin en Algérie, Mémoire de docteur vétérinaire. ISV. Université Mentouri de Constantine.

 

 Contact : Ing. Agr. BRENORD Frandy,

Tel. +50932197649

Email: frandybrenord@gmail.com

Contact IDA

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