Elevage des ovins
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Auteur: Ing. Agr. BRENORD Frandy
Date
publication : 18 Novembre 2020
Elevage des ovins
Description corporelles du mouton
La structure corporelle des ovins comprend trois(3) parties :
La tête, le tronc et les membres.
La tête
La tête est généralement plus massive chez le mal que
chez la femelle ou le castré. Elle comprend : la bouche, les naseaux, Le
chanfrein, les yeux, Le front, les oreilles, et l’auge (Castonguay, 2018).
Le
tronc
Il se subdivise en plusieurs régions : Région de
l’avant dans lequel on trouve le cou et le poitrail ; région du dessus dans laquelle se situe le
garrot, le dos et les reins ; région latérale dans cette zone on retrouve
la poitrine et les flancs ; région de l’arrière comprend la croupe et La
queue, région du dessous on rencontre, cuisse, mamelle, ventre, bourses, le
fourreau, le poitrail (Castonguay, 2018).
Les membres
Les membres sont les organes aux moutons de se
déplacer ; leur intégrité est donc primordial pour des animaux qui doivent
aller à la recherche de la nourriture. Les différentes parties du membre
antérieur sont l’épaule, le bras, l’avant-bras, les genoux, le canon, le
boulet, la couronne et le pied. Celle du membre postérieur est la cuisse, la
jambe, le canon, le boulet, la couronne et le pied (Castonguay, 2018).
Les différentes races ovines
Plus de 200 races de moutons
d'élevage ont été sélectionnées pour différentes productions. Certains auteurs
donnent un nombre d'un ou même de plusieurs milliers de races, mais ces nombres
ne peuvent pas être vérifiés. Presque tous les moutons sont classés selon la
production pour laquelle ils sont le mieux adaptés : laine, viande, lait,
peau, ou une combinaison pour les races mixtes. D'autres caractéristiques sont
utilisées pour classer les moutons : couleur de la face (généralement
blanche ou noire), longueur de la queue, présence ou absence de
cornes, topographie de la région où la race a été développée. Les
races sont également classées en fonction de la façon dont elles sont aptes à
produire un certain type de cheptel reproducteur. En règle générale,
les moutons sont classés en « race brebis » ou « race bélier ». Les races brebis sont celles
qui sont robustes et ont de bonnes capacités de reproduction et de maternité.
Les races béliers sont sélectionnées pour une croissance rapide et la qualité
de leur carcasse et les mâles sont accouplés avec des brebis des races élevées
pour produire des agneaux de boucherie (Djalal,
2011 ; Zouyed, 2005, M. Soltani, 2011).
Les différents systèmes d’élevage ovin
Systèmes extensifs
Les systèmes d'élevage ovin extensifs ou traditionnels
utilisent des vastes parcours à végétation naturelle ou semi cultivée sans
relation marquée avec l’exploitation agricole. Le caractère extensif de
l'élevage leur confère des coûts de production réduits. C’est un système de
production basé sur le troupeau, qui est considéré à la fois comme un capital
facilement mobilisable, un élément de la richesse, et un facteur de production
susceptible de produire des revenus au même titre que la terre. Il fait très
peu recours à l’utilisation d’intrants. Les saisons modifient constamment la
vie des hommes et des animaux dans ce système. La raréfaction progressive des
ressources alimentaires oblige les pasteurs à effectuer des déplacements. Cette
mobilité permet de tirer le meilleur profit des conditions climatiques, de
pâtures et de disponibilités en eau, variables selon la région et la saison. La
mobilité est la principale caractéristique de ce système en zone sahélienne (Djalal,
2011).
Le comportement de l’éleveur influence fortement la
productivité et la rentabilité du troupeau. Car l’éleveur s'appuie sur des ressources
alimentaires spontanées aléatoires en quantité et en qualité. C’est la
principale contrainte s’exerçant sur ce système. De plus La productivité des
ovins est très faible due à une mauvaise conduite des animaux, une dispersion
rapide des maladies et une lutte non contrôlée (Tezenas Du Montcel, 1994).
Système semi intensif : en enclos
Dans ce système, l’élevage est associé à l’agriculture et
fournit du fumier, de la traction animale, ainsi qu’une réserve de capital. La
dynamique d’intégration de l’agriculture et de l’élevage est très variable
d’une région à une autre. Ce système valorise les résidus des récoltes et les
sous-produits agro-industriels. La diversité des espèces animales (volailles,
ovins, caprins, bovins) confère une réelle souplesse à ces systèmes. La
conduite des moutons se modernise et prend un essor particulier avec des gros
investissements dans l’aménagement des installations, l’achat des aliments de
qualité. Le coût de production est très élevé à cause de l’alimentation et
décourage parfois les producteurs. Le troupeau divague le jour et est attaché
ou enfermé le soir dans des enclos traditionnels ou abris de fortunes, sans
tenir compte ni du sexe, ni du groupe d’âge (Djalal, 2011).
Système de production des ovins
La
reproduction des ovins
Les brebis atteignent généralement leur maturité sexuelle
entre six et huit mois, le bélier généralement entre quatre et six mois. Le
cycle sexuel, qui est l’intervalle entre deux chaleurs consécutives, est en
moyenne de 17 jours chez la brebis, et peut varier entre 14 et 19 jours selon
les races, l’âge, les individus et la période de l’année. Le cycle est divisé
en deux phases : folliculaire et
lutéale. Par convention, le Jour zéro (0) du cycle correspond arbitrairement au
jour du début des chaleurs. La phase folliculaire, d’une durée de 3 à 4 jours,
correspond à la période du cycle durant laquelle la croissance des follicules
est maximale. Pendant cette période, des follicules de différentes tailles
amorcent une croissance accélérée sous l’effet de différentes hormones
provenant de l’hypophyse. L’augmentation de la sécrétion d’une hormone par les
follicules, l’œstradiol, va entraîner l’apparition du comportement œstral
(œstrus ou chaleur). Les chaleurs durent de 24 à 72 heures, pour une moyenne de
36 heures mais cette durée varie selon l’âge et la race de l’animal. La phase
lutéale est la période au cours de laquelle elles dégagent une odeur qui
indique aux béliers qu'elles sont prêtes à s'accoupler (Castonguay, 2018; Baudet, 2017).
La gestation
La gestation est correspond à la fécondation de l’ovule, à
son implantions dans l’utérus ou nidation, et son développement, en d’autre
termes, La gestation est la période de la vie de la femelle comprise entre la
fécondation et la mise-bas du produit de la conception (GRET/FAMV, 1990). Dans
le cas des ovins, lorsque la brebis devient gestante, le corps jaune persiste
et secrète la progestérone qui assure le développement embryonnaire par un
effet feedback négatif, inhibant la reprise d’un nouveau cycle œstral. Le
placenta prend ensuite le relai de sécrétion de la progestérone (Baudet, 2017).
Après l'accouplement, les brebis ont une période de gestation d'environ cinq
mois (150 jours) et la mise-bas dure normalement de une à trois heures. Il
noter que la durée de la gestation est variable selon la race, l’individu, la
taille de la portée et l’âge de la mère. Chez la brebis, la durée de gestation
est plus courte en cas de gémellité et chez les primipares (Castonguay, 2012).
Mise-bas
La mise-bas, ou parturition, marque la fin de la
gestation et correspond à l’ensemble des phénomènes aboutissant à l’expulsion
du ou des fœtus et de leurs annexes. Elle comporte trois phases. Tout d’abord,
on observe une phase préparatoire pendant laquelle la brebis manifeste des
prodromes tels que de l’agitation, un isolement, un gonflement de la vulve,
etc. Puis a lieu une phase de dilatation du col de l’utérus associée à
l’avancée des poches des eaux qui finissent par se rompre. Enfin, une phase
d’expulsion du ou des fœtus se déroule sous l’effet des contractions utérines
et abdominales facilitée par le pouvoir lubrifiant du liquide amniotique. Le
cordon ombilical se rompt lors de l’expulsion de l’agneau. Chez la brebis, lors
de la majorité des mises-bas normales, le fœtus est en présentation antérieure
et en position dorso-sacrée. Son expulsion dure en moyenne entre 10 et 20
minutes. L’expulsion des annexes fœtales, aussi appelée délivrance, a lieu en
moyenne une à trois heures après la naissance du dernier agneau (Montmeas et
al., 2013 ; Tabouche, 1985). La
taille de la portée varie largement entre 1 et 2,5 agneaux par mise bas. Elle
dépend de facteurs génétiques, de l’alimentation et de l’effet mâle. De plus
l’agnelage doit être surveillé car c’est une période critique pour la mère et
pour l’agneau. Si l’agneau n’a pas tété dans les 20 minutes qui suivent la
naissance, il faut l’aider à le faire (Meyer et al., 2004)
Références
|
CASTONGUAY
Francois, 2012. |
|
La
reproduction chez les ovins [en
ligne]. [Consulté le 20 aout 2019]. Disponible à l’adresse : http://www.cepoq.com/admin/useruploads/files/la_reproduction_chez_les_ovins_2012.pdf,
consulté 10 octobre 2019 |
|
CASTONGUAY
Francois, 2018, |
|
La
reproduction chez les ovins, ed. Mars 2018, Canada, 145p. |
|
ZOUYED
Ilhem, 2005, |
|
Engraissement
des ovins Caractéristiques des carcasses et modèle de classification, mémoire
de sortie, Université Mentouri de Constantine, 102 p. |
|
DJALAL
Ardjoun Khalil, 2011, |
|
Elevage
ovin périurbain au Tchad : Effet de l’alimentation sur les performances de
reproduction et de croissance, thèse de sortie, Université polytechnique de
bobodioulasso, 141 p. |
|
M.
SOLTANI Nedjmeddine, 2011 |
|
Etude
des caractéristiques morphologiques de la race ovine dans la région de
Tébessa, mémoire sortie, Université Ferhat Abbas – Setif, 127 p. |
|
MEYER Christian, FAYE Bernard, KAREMBE Hamadi, 2004, |
|
Guide
de l’élevage du mouton méditerranéen et tropical, Afrique, 154 p |
|
TABOUCHE, L. 1985. |
|
Situation
actuelle et méthodes d’intensification de l’élevage ovin en Algérie, Mémoire
de docteur vétérinaire. ISV. Université Mentouri de Constantine. |
Tel. +50932197649
Email: frandybrenord@gmail.com
Contact IDA
developpementagricole@gmail.com
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